
Pourquoi pas!
Blague à part; le Seigneur me fait vivre bien des grâces dans le domaine du témoignage de ma foi, depuis quelques mois; je lui trouverai même un petit côté farceur...!
Depuis plusieurs mois maintenant, j'ai quitté ma belle campagne française pour vivre au Québec, plus précisément à Montréal. Après avoir occupé différents postes à différents endroits, je me suis remis aux études. Un petit pari personnel, car reprendre les études après une petite pause, et en plus, en terre étrangère, bon... On respire par le nez, et on y va!
Je me retrouve donc sur un campus de 6500 étudiants, de différents âges - mais la population est légèrement plus jeune que moi, de 5 ans en moyenne.
Sur ce campus, pas d'aumônerie; pas de chapelle non-plus, ni de laïcs en pastorale. Juste une petite association étudiante chrétienne, caché dans un couloir lugubre où paraît-il, il y aurait parfois des voisins un peu perturbants (des rats..!).
Étant donné le contexte du Québec (forte laïcité et anticléricalisme), une question s'est donc très vite imposée à moi: comment évangéliser, ou témoigner de ma foi?
J'ai d'abord opté pour le silence volontaire, c'est à dire que je ne provoque pas de moi même la discussion. Et à y regarder de plus près, je suis encore dans cette stratégie. Quel choix judicieux! Incroyable? Pas si sûr... Le Seigneur me joue des tours; tant et si bien que ce n'est pas moi qui parle de foi; tous ceux qui m'entourent dans mes cours en viennent parfois à parler de la foi : cours de philosophie, cours de fonction de travail, cours sur l'adaptation, cours d'activité, psychologie du développement de la personne... Je reste assis sur ma chaise, et j'attends que quelqu'un soulève une question... Prier, croire en Dieu, aller à la messe, l'avortement, .... . Différents sujets sont amenés, et c'est avec une joie - dissimulée - que j'interviens pour donner mon "opinion".
Bien sûr, depuis le temps, je suis catalogué, et étrangement, j'impressionne positivement. Certains étudiants sont même venus me voir pour discuter foi, relation amoureuse, famille. Je suis content de servir d'instrument pour le Seigneur.
Plus sérieusement, je me pose la question de savoir comment rejoindre ces milliers d'étudiants qui fréquentent le campus, tout en sachant que le contexte local est compliqué. Si certains d'entre vous ont déjà vécu, ou vivent encore, une situation similaire, je serai très intéressé d'entrer en contact avec eux pour prendre quelques bonnes idées. L'appel est lancé!
Cela faisait une éternité que je n'avais pas écrit sur ce blog. Et, au sujet d'éternité, comme le dirait si bien Woody Allen : "L'éternité, c'est long, surtout vers la fin".
Rassurez-vous, je n'arrive à la fin de rien du tout. Durant l'année qui vient de s'écouler,
j'ai volontairement laissé mon blog en jachère, afin de me recentrer sur ma vie de prière et surtout, sur la Présence de Dieu dans ma vie. Pas une crise du doute; un simple désir d'approfondir un
cœur à cœur avec le Seigneur. Et le Seigneur m'a comblé au delà de mes espérances, et il continue à le faire, à sa manière. L'abandon et la confiance : je saisis désormais un peu mieux ce que
cela veut dire dans la vie d'un croyant. J'en avais une frousse bleue auparavant; désormais, ma foi n'aurait plus de sens sans cette confiance et cet abandon. Une véritable grâce, offerte à
toutes et tous!
Ce blog existe depuis maintenant un peu plus de 4 ans. Sa visibilité sur le net est assez
remarquable; je ne comprends d'ailleurs pas toujours pourquoi il en est ainsi, car je souhaitais au départ que ce blog soit une bouteille jetée à la mer, et qu'un cyber-passant aurait pu ramasser
au "hasard" de ses pérégrinations sur le net. Cet aspect demeure toujours; je me permets donc de remettre à jour ma vision du blog. Ce n'est plus une bouteille jetée en mer, c'est un morceau de
papier traînant sur le banc d'une grande avenue dans une ville très fréquentée. Voyez-vous la nuance...? :-)
Je ne sais pas encore trop quoi y écrire. De part le passé, j'y mettais pas mal
d'informations relatives à la vie de l'Église ou de l'actualité en générale. Je ne pense pas développer cet aspect, préférant les véritables professionnels et éditorialistes s'en charger; de
plus, il y a suffisamment d'information qui circule sur le web.
Si l'Esprit-Saint me guide et me conseille, peut-être arriverais-je à retrouver le goût de
l'écriture et à y être fidèle. Dans ce cas, un zeste de témoignage personnel, accompagné d'un zeste de ce que je vois de plus beau en ce monde, devraient faire l'affaire.
Enfin, je profite également d'une aubaine pour retourner sur ce blog.
Cette aubaine, c'est mon absence de près de deux ans. Je me suis fait oublié; combien de
personnes vont lire cet article? Si nous en arrivons à 5 ou 6, ce sera peut-être un miracle. Je n'en démorre pas : je veux me faire discret, et viendra sur mon blog qui voudra - ou devra
(l'Esprit Saint travaille peut-être en toile de fond) - . Toujours est-il que je verrais dans les semaines à venir ce que cela donnera. Si je me sens enjoué et emballé, je continuerai. Si c'est
plutôt le contraire, j'envisagerai de fermer le blog, pour mettre un terme à cette aventure, qui me laisse de très bons souvenirs.
Mais le plus important dans tout cela, c'est le Seigneur! Lui seul comble les cœurs, et à
lui seul toute la gloire! Je vous confie donc à lui, car ce blog n'existe pas pour moi, mais pour Lui, pour Lui rendre témoignage, avec, on s'entend, beaucoup de modestie et de petitesse.
Certains le font tellement mieux que moi et avec un feu qui vous embrase tout entier, que je vous les conseille en premier!
Allé, assez de blabla inutile. Soyez fidèles au Seigneur et à son Église, et votre cœur
sera comblé.
Et me voilà donc revenu du Congrès Eucharistique International, qui s'est déroulé à Québec du 15 au 22 juin.
Que de bons moments! Que de bonnes expériences! Que de belles rencontres! Que de belles prières en compagnie de Jésus!
Mon article risque de faire un peu tâche, au moment où vient tout juste de se terminer les JMJ 2008 à Sydney (où j'aurais tellement voulu aller, mais on ne peut pas tout avoir...).
Durant 4 semaines, soit du 23 mai au 24 juin, j'ai vécu avec 120 jeunes du monde entier (venant de presque tous les continents - il manquait l'Océanie pour être complet). 120 jeunes croyants,
catholiques jusqu'au bout des ongles, et qui avaient (et on encore!) le "feu" ! Autant vous dire qu'il y avait à Québec comme une ambiance de JMJ! Le nom de cette "bande de jeunes" : le Service
Jeunesse (Youth Service pour les intimes).
Nous avons vécu tous ensemble durant tout ce temps, et voici ce que nous avons fait.
Les 3 premières semaines, notre programme était bien chargé. Nous avons commencé notre engagement de 4 semaines par un pèlerinage de 2 jours, alternant bus, bâteau, marche à pied (plus de 30 km),
avec une arche en bois, en forme de bâteau, de taille moyenne, censé représenter la Nouvelle Alliance. Cette arche a traversé tous les gros sanctuaires nationaux du Canada, sur plus de mille
kilomètres. Voici un lie pour voir quelques belles vidéos à ce sujet ( http://www.ecdq.tv/blogue/arche/fr/ )
Puis, à peine revenu à Québec, au Couvent des Dominicains (notre camp de base), nous nous sommes divisés en équipes d'évangélisation, composées de 6 à 8 personnes en moyenne. Car en effet, chaque
jour, après avoir prier les Laudes, puis méditer 1h devant le Saint Sacrement, et après avoir reçu un enseignement (et ce, chaque matin), tous les après midi étaient consacrées à
l'évangélisation. Centre d'achats, écoles, parvis d'églises, et même parfois, simplement en faisant du foot (!).... Nous nous sommes donnés à fond pour parler, annoncer et inviter les gens au
Congrès Eucharistique, en respectant chaque personne. Ce qu'il y a de beau là dedans, c'est que pour bien des personnes, la foi semble être quelque chose de lointain; cependant, un certain nombre
ont découvert qu'ils en savaient plus qu'ils ne le pensaient. Parler de Jésus, c'est à la fois si simple, et si compliqué; mais c'est si bon!
Le retour des missions se soldaient bien souvent par une gigantesque action de grâce, à travers la célébration de l'eucharistie qui, chaque jour, pouvait durer plus d'une heure! Amen!
La 4e semaine du Service Jeunesse était dévolue au Congrès lui-même. Chacun a reçu une tâche bien précise : responsable de vêture, accompagnateurs d'évêques ou de cardinaux, placiers, guides de
communion... ou responsable de la porte des VIP (ça, c'était mon job...). Mon travail est expliqué dans la vidéo que KTO a faite sur moi (quand je vous disais que ce Congrès, c'était un
"truc" de "fou"!).
Le Congrès fut une pluie de grâce. Nous autres, jeunes du Service Jeunesse, nous nous sommes retrouvés au milieu de tout, au centre même du Congrès. Beaucoup de gens semblent avoir été ému par
notre présence, car parfois, il nous arrivait de chanter ensemble, au détour d'un couloir, entre deux catéchèses...
Le jeudi soir, ce fut la procession eucharistiqe dans les rues de Québec. Le temps était hésitant. Et cependant, près de 20 000 personnes ont composé la procession : bien des habitants ont été
marqués en voyant cette foule suivre Jésus. Du jamais vu à Québec. L'Église, en souffrance, sortait alors dans la rue, et clamait haut et fort sa foi. J'en suis sûr : il a dû y avoir des
conversions à travers cette procession.
La veille de la messe de clôture, une veillée de prière a été organisée dans une arène de Hockey. Avec une chorale, le léguat papal (le cardinal Tomko)... et... et... plus de 1500 jeunes. 1500
jeunes, réunis pour prier ensemble, et pour acceuillir Jésus dans le pain eucharistique. Une soirée mémorable pour beaucoup.
Le lendemain, ce fut la messe de clôture. Il faut savoir que le Québec traverse une crise sans précédent, crise qui a vidé les églises, et instauré un climat douloureux pour l'Eglise, qui est
souvent sujette à des attaques gratuites et sans fondement. Et bien, malgré tout cela, la messe de clôture a rassemblé 60 000 personnes. À nouveau, du jamais vu à Québec. Encore une fois,
l'Église sortait au grand jour. A début de la messe, la pluie se mit doucement à tomber. Quand vint la communion, une pluie diluvienne s'abatit sur la foule; je n'ai personnellement que rarement
vu une telle pluie. Alors même que tous les officiels (1er ministre, maire, Gouvernur générale...) partaient se mettre à l'abris, la foule restait là, à n'attendre qu'une chose : Jésus... Ce fut
un témoignage de foi gigantesque, qui fut même salué par un journal ("une pluie de grâces"), et par un homme politique ("le Québec a été rebaptisé").
Je n'en dit pas plus, je vous laise sur ces quelques mots. Je reviendrai encore sur le Congrès par la suite.
Mais en attendant, vous pouvez visionner la vidéo de votre dévoué serviteur (moi) sur KTO !
http://www.ktotv.com/cms/videos/fiche_video.html?idV=00040012&vl=video_nouveautes
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