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Découvrez Chapelet.net, un site entièrement dédié à Marie et aux grâces du Rosaire.

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 21:33

Ce vendredi soir, je suis allé à la messe d'installation du nouvel archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine. La cathédrale (réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome, en plus petit) était bondée. Comme vous le savez, je n'habite plus en France depuis maintenant plusieurs années, mais j'habite au Québec.

 

Ce fut une célébration vivante, et ma foi capitale et importante. Une messe d'installation, c'est un peu comme le premier discours d'un premier ministre : le ton est donné, la ligne directrice est expliquée.

 

Mgr Lépine, c'est un peu la fidélité de la foi catholique entourée d'humilité et de confiance. Un style différent de son prédécesseur - Mgr Turcotte - et résolument tourné sur l'evengélisation.

 

En gros, voici la portée de son message.

 

L'homme existe. Cela a été voulu, désiré par Dieu. Il nous a choisis, par nous il peut exister tout en nous permettant, nous, d'exister. L'homme existe, et ce, dès sa conception.

L'homme a soif d'absolu. Or, l'homme contemporain tente de répondre à sa soif d'absolu, en utilisant les biens de la terre. La terre étant limitée, elle ne peut donc être considérée comme étant absolue. Seul Dieu est absolu, seul Dieu peut répondre à la soif d'absolu de l'homme.

Dieu a révélé le mystère de sa Volonté par son Fils Jésus-Christ, le crucifié et le ressuscité. Par lui, Dieu donne au monde Celui qui pardonnere nos péchés, portere nos fardeaux, vit avec nous jusqu'à la fin des temps. Jésus est l'unique sauveur du monde, l'unique sauveur de ce monde.

 

Le message est limpide. La vie de l'homme doit être protégée, car sacrée. L'homme est fait pour aller à Dieu. Dieu l'attend, Dieu nous attend. Et nous, croyants, nous avons un devoir sacré : celui d'annoncer l'Evangile dans ce monde enclin au sécularisme, enclin à la recherche de biens matériels, de plaisirs illusoirs.

 

Le nonce apostholique au Canada a rappelé des paroles de Benoît XVI. Notre mission d'aujourd'hui est plus complexe qu'auparavant, car les hommes de notres temps hésitent à rejoindre la foi des chrétiens, foi qui entre en contradiction avec les valeurs véhiculées par la recherche de biens et de plaisirs illusoirs. Notre mission est plus complexe. Mais notre mission reste la même qu'auparavant : animée par le même Esprit, animée par la même joie des premiers apôtres.

 

Soyons zélés! Soyons animé de la même joie que celle des premiers apôtres, qui annonçaient partout la joie de se savoir sauvés par un Dieu miséricordieux, plein d'amour et d'infini tendresse pour nous, pour toi.

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 18:37

Et me voilà donc revenu du Congrès Eucharistique International, qui s'est déroulé à Québec du 15 au 22 juin.
Que de bons moments! Que de bonnes expériences! Que de belles rencontres! Que de belles prières en compagnie de Jésus!

Mon article risque de faire un peu tâche, au moment où vient tout juste de se terminer les JMJ 2008 à Sydney (où j'aurais tellement voulu aller, mais on ne peut pas tout avoir...).

Durant 4 semaines, soit du 23 mai au 24 juin, j'ai vécu avec 120 jeunes du monde entier (venant de presque tous les continents - il manquait l'Océanie pour être complet). 120 jeunes croyants, catholiques jusqu'au bout des ongles, et qui avaient (et on encore!) le "feu" ! Autant vous dire qu'il y avait à Québec comme une ambiance de JMJ! Le nom de cette "bande de jeunes" : le Service Jeunesse (Youth Service pour les intimes).

Nous avons vécu tous ensemble durant tout ce temps, et voici ce que nous avons fait.

Les 3 premières semaines, notre programme était bien chargé. Nous avons commencé notre engagement de 4 semaines par un pèlerinage de 2 jours, alternant bus, bâteau, marche à pied (plus de 30 km), avec une arche en bois, en forme de bâteau, de taille moyenne, censé représenter la Nouvelle Alliance. Cette arche a traversé tous les gros sanctuaires nationaux du Canada, sur plus de mille kilomètres. Voici un lie pour voir quelques belles vidéos à ce sujet ( 
http://www.ecdq.tv/blogue/arche/fr/ )

Puis, à peine revenu à Québec, au Couvent des Dominicains (notre camp de base), nous nous sommes divisés en équipes d'évangélisation, composées de 6 à 8 personnes en moyenne. Car en effet, chaque jour, après avoir prier les Laudes, puis méditer 1h devant le Saint Sacrement, et après avoir reçu un enseignement (et ce, chaque matin), tous les après midi étaient consacrées à l'évangélisation. Centre d'achats, écoles, parvis d'églises, et même parfois, simplement en faisant du foot (!).... Nous nous sommes donnés à fond pour parler, annoncer et inviter les gens au Congrès Eucharistique, en respectant chaque personne. Ce qu'il y a de beau là dedans, c'est que pour bien des personnes, la foi semble être quelque chose de lointain; cependant, un certain nombre ont découvert qu'ils en savaient plus qu'ils ne le pensaient. Parler de Jésus, c'est à la fois si simple, et si compliqué; mais c'est si bon!
Le retour des missions se soldaient bien souvent par une gigantesque action de grâce, à travers la célébration de l'eucharistie qui, chaque jour, pouvait durer plus d'une heure! Amen!


La 4e semaine du Service Jeunesse était dévolue au Congrès lui-même. Chacun a reçu une tâche bien précise : responsable de vêture, accompagnateurs d'évêques ou de cardinaux, placiers, guides de communion... ou responsable de la porte des VIP (ça, c'était mon job...). Mon travail est expliqué dans la vidéo que KTO a faite sur moi (quand je vous disais que ce Congrès, c'était un "truc" de "fou"!).
Le Congrès fut une pluie de grâce. Nous autres, jeunes du Service Jeunesse, nous nous sommes retrouvés au milieu de tout, au centre même du Congrès. Beaucoup de gens semblent avoir été ému par notre présence, car parfois, il nous arrivait de chanter ensemble, au détour d'un couloir, entre deux catéchèses...
Le jeudi soir, ce fut la procession eucharistiqe dans les rues de Québec. Le temps était hésitant. Et cependant, près de 20 000 personnes ont composé la procession : bien des habitants ont été marqués en voyant cette foule suivre Jésus. Du jamais vu à Québec. L'Église, en souffrance, sortait alors dans la rue, et clamait haut et fort sa foi. J'en suis sûr : il a dû y avoir des conversions à travers cette procession.
La veille de la messe de clôture, une veillée de prière a été organisée dans une arène de Hockey. Avec une chorale, le léguat papal (le cardinal Tomko)... et... et... plus de 1500 jeunes. 1500 jeunes, réunis pour prier ensemble, et pour acceuillir Jésus dans le pain eucharistique. Une soirée mémorable pour beaucoup.

Le lendemain, ce fut la messe de clôture. Il faut savoir que le Québec traverse une crise sans précédent, crise qui a vidé les églises, et instauré un climat douloureux pour l'Eglise, qui est souvent sujette à des attaques gratuites et sans fondement. Et bien, malgré tout cela, la messe de clôture a rassemblé 60 000 personnes. À nouveau, du jamais vu à Québec. Encore une fois, l'Église sortait au grand jour. A début de la messe, la pluie se mit doucement à tomber. Quand vint la communion, une pluie diluvienne s'abatit sur la foule; je n'ai personnellement que rarement vu une telle pluie. Alors même que tous les officiels (1er ministre, maire, Gouvernur générale...) partaient se mettre à l'abris, la foule restait là, à n'attendre qu'une chose : Jésus... Ce fut un témoignage de foi gigantesque, qui fut même salué par un journal ("une pluie de grâces"), et par un homme politique ("le Québec a été rebaptisé").

Je n'en dit pas plus, je vous laise sur ces quelques mots. Je reviendrai encore sur le Congrès par la suite.
Mais en attendant, vous pouvez visionner la vidéo de votre dévoué serviteur (moi) sur KTO !

http://www.ktotv.com/cms/videos/fiche_video.html?idV=00040012&vl=video_nouveautes

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 22:48
Vous l'aurez remarquez (et vous l'aurez sans doute compris depuis bien longtemps), ces derniers temps, on ne peut pas dire que je sois très fidèle à mon blog. Les articles se font rares. Et pourtant! Pas un jour ne passe sans que je ne fasse un petit tour pour y lire vos commentaires. Je pense que le Seigneur a souhaité que je prenne quelques distances vis à vis d'internet pendant quelques temps, distance qui me fut bénéfique. Petit à petit, je reprends goût à l'écriture; mon retour sur le blog se fera donc progressivement..!


En attendant, j'aimerai vous partager une expérience que je suis entrain de vivre depuis 2 semaines : le Congrès Eucharistique de Québec. Je fais parti du "Service Jeunesse" du Congrès : 140 jeunes du monde entier sont réunis pendant 4 semaines, pour célébrer Jésus (évidemment!), et aussi pour assurer des temps d'évangélisation et d'annonce du Congrès Eucharistique. Nous venons de partout dans le monde : France (moi et 3 autres jeunes!), Belgique, Italie, Cameroun, Sénégal, USA, Amérique latine, et Canada. Moyenne d'âge : 23 ans!


Les grâces sont nombreuses ici au service jeunesse. Il faut dire que notre disponiblité au Seigneur ne peux que nous encourager en ce sens. Toutefois, il y a une grâce particulière que je souhaite mettre ici en avant, et qui rentre pleinement dans le thème du présent Congrès Eucharistique : l'Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde.

La vie du monde; nous en faisont toutes et tous l'expérience ici-même. Chaque jour, nous avons 1 heure d'adoration (sans compter les heures d'adoration perpétuelle - même de nuit - et les différents temps de prières, en plus de la messe).
Tous les jours, nous partons en mission d'évangélisation, et il est vraiment beau et remarquable de voir  ce que le Seigneur opère comme transformation dans le coeur de bien des personnes ( à commencer peut être par le mien). Pour être missionnaire, quoi de mieux que l'adoration eucharistique! Quoi de mieux qu'une intime présence avec le Seigneur, devant qui tout peut être confié! Quoi de mieux que d'adorer notre Seigneur et notre Dieu, avant d'aller l'annoncer sur les places publiques, les écoles et les centres d'achat! 

L'Eucharistie est pour nous, chrétiens catholiques, le sommet de notre vie de foi. Mystère révélé, don gratuit de Dieu, seule l'Eucharistie nous assure réellement une proximité aimante, profonde, transformante, entraînante, vivante, avec le Seigneur. Ce très Saint Sacrement n'est-il pas aujourd'hui, notre source vive, notre puit intarissable, dont nous pouvons puiser inlassablement tout ce dont nous avons besoin? Certainement! 


Je ne développerais pas davantage, car à l'heure où je vous écris, l'heure avance (la fatigue se fait sentir!), et la journée de demain s'annonce chargée : messe de consécration à Marie, célébrée par le Cardinal Ouellet, archevêque de Québec, puis missions d'évangélisation tout l'après midi.


Je me permets de vous solliciter à travers vos prières, à l'égard de tous mes compagnons du Service jeunesse : que le Seigneur nous transforme en de vrais adorateurs, de rayonnants témoins auprès de notre entourage, et qu'il nous donne la force d'assumer toutes les tâches du Congrès qui nous seront confiées!




Plus d'info :
http://www.cei2008.ca

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 21:06
La pentecôte approche désormais à grand pas, et avec elle, l'espérance de voir descendre sur nous l'Esprit Saint.

Pour mettre quelque peu l'eau à la bouche, voici une petite vidéo trouvée sur le site gloria.tv


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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 16:09

L'enseignement catholique en France, c'est un fait, se porte bien. Pour l'année scolaire à venir, une nouvelle fois, plusieurs milliers d'élèves seront refusés dans ces établissements, faute de place.

Le sérieux, le suivi du travail, le dynamisme, les taux de réussite, sont autant de facteurs qui semblent donner aux établissements privés catholiques une image brillante. Cette image attire et convainc toujours plus de parents, certains que leurs bambins y recevont un enseignement de qualité bien meilleur que par la voie publique.

Certains de ces établissements sont même gérés comme de véritables petites entreprises, avec une politique marketing bien étoffée, une communication préparée...

Voici donc le beau côté du tableau.

Mais en grattant un peu, les premières interrogations surgissent, et déjà, l'ombre d'un doute plane au dessus des consciences éveillées.
Nos établissements privés... sont-ils encore catholiques?

Il y a quelques mois, Mgr Cattenoz, Archevêque d'Avignon, promulguait dans son diocèse, à titre expérimental, une charte définissant les principes fondamentaux  auxquels les établissements scolaires privés catholiques ne peuvent se défiler.
Monseigneur Cattenoz part d'un constat très simple (constat que j'accrédite) : nos établissements catholiques manquent d'audace au niveau de la Foi, et semblent avoir oubliés qu'elles ont un rôle d'évangélisation tout aussi important qu'une paroisse, qu'une communauté religieuse...

En effet, depuis quelques années (et malheureusement, de plus en plus), les catholiques désertent les établissements catholiques. Un paradoxe terrible! Pourquoi quitter un établissement, qui se propose de mettre en avant une instruction sérieuse des élèves, réhaussée d'un projet spirituel?
Peut-être parce que ce dernier (le projet spirituel) n'existe pas, ou n'est qu'en état "végétatif".
Les catholiques désertent.... Ceux qui restent militent pour une privatisation -non-catholique-  des établissements.

Travaillant moi-même dans un établissement catholique (dont je ne prononcerai pas le nom, et ne publierai aucun commentaire à son sujet - devoir de réserve oblige! -), et donc, connaissant bien le milieu, il me semble en effet étrange que ces écoles, ces collèges, ces lycées, oublient Jésus. Peut-être par peur de froisser les non-catholiques présents dans l'établissement (espérant ainsi ne pas les faire fuire, et garantir une bonne survie financière de l'école). Le but est louable, mais les conséquences quasi-désastreuses.

Pour ma part, j'estime que la situation actuelle est une des conséquences de Mai 68. De cette époque, nous est parvenu tout un mouvement, qui consiste à "en dire, en faire, le moins possible, pour ne surtout pas choquer ni faire fuire". Dans nos églises, cela s'en est ressenti par des célébrations liturgiquement faible, par exemple.

Être Christo-centrique : voilà un pari pour l'avenir que les écoles catholiques pourraient mettre en oeuvre. Un pari pour l'avenir, car toute cette somme de célébrations, de catéchèses, et autres, servent à deux choses : glorifier le Seigneur (tout de même!), et bien sûr, d'apporter Jésus dans la vie de nos jeunes, pour leur vie de jeunes, et pour toute leur vie à venir.

Je tiens à préciser, pour finir, que ce cas de figure n'est pas représentatif de la totalité des établissements de France. Il y a des écoles (et elles sont nombreuses!) où Jésus a toute sa place!


"Frères, rappelez-vous le proverbe : A semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement."  (2 Co 9)
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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 09:03
Je profite de la proximité de cette fête qu'est la Saint Valentin, pour parler un peu d'amour....

La Saint Valentin, c'est traditionnellement, le jour de la "fête des amoureux".

Dans tous les médias (que ce soit la presse, les chaînes de télé, la radio, internet - la preuve, même mon blog en parle), la course à l'argent à travers cette fête est en marche, et ce, depuis bien longtemps.

Les origines de la "Saint-Valentin" ne sont que très peu connues, et relèvent à vrai dire, du légendaire. Toutefois, nous autres catholiques, pouvons réagir au sujet de cette fête, à notre manière.

Le thème d'une fête de l'amour ne me semble pas si bête que cela, sur le fond; bien au contraire. L'amour est probablement ce qui nous donne le plus de sens dans notre vie. Dieu, lui-même, est amour, et nous aime si fort, qu'avec un peu d'audace, nous pourrions l'entendre nous parler affectueusement dans notre coeur.

Je reprends l'idée qui fut développée ce week end, par l'Eglise de Paris, qui a invité dans différentes églises de son disocèse, les chrétiens mariés, ainsi que ceux se préparant au mariage, pour célébrer ensemble cet amour né du mariage, cet amour né de leur vocation. Le Jeudi Saint, c'est traditionnellement la fête des prêtres; alors, le 14 février, la fête des couples mariés? Une idée à suivre, et qui peu avoir du sens.


Et si vraiment cela ne vous dit rien, alors n'oubliez pas que le 14 février, c'est aussi la fête des saints Cyrille et Méthode
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 14:51
Voici l'Avent!

Temps liturgique, où chacun est amené et appelé à se rendre disponible à l'Esprit, dans l'attente de la naissance de Jésus.
Un temps de conversion, de prière, de retraite intérieure; vivre comme en un désert, où la prière est une sorte de bateau, qui nous mène doucement vers Noël, notre escale, d'où va naître notre espérance.

Personnellement, c'est un temps que je vis paisiblement, et doucement... au ralenti. Un temps privilégié pour moi, de recueillement, de prières et de silence, dans "l'attente" de l'arrivée de Jésus.

Préparons-nous durant ce temps, à recevoir Jésus. Vivons ces instants comme une attente intense.


Entrer dans l'Avent

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9 novembre 2006 4 09 /11 /novembre /2006 14:36
Après une longue période d'absence (l'Automne n'a jamais été pour moi une période de réjouissances), je reviens, plus en forme que jamais, sur mon blog!


Dès l'éléction de notre Pape Benoît XVI, j'ai tout de suite senti en lui un profond désir d'aller vers tous les Hommes, quels qui'ils soient: les catholiques bien sûr, mais aussi les chrétiens réformés et d'autres confessions, les juifs, les musulmans (n'en déplaise aux anti-papistes faussement nourris avec le  -mal interprété - discours de Ratisbonne)...

Ses actions sont à son image: discrètes, sereines, pleines d'humilités.

Depuis son éléction, on sens irrémédiablement la volonté de Benoît XVI de faire avancer l'Eglise. Les journalistes l'avaient annoncés comme un pape "de transition", qui ne réalisera pas de boulversement, ni de réformes... mais qui se contenterait de gérer.

Jean XXIII, en son temps, avait été défini comme un pape de transition. Ce "pape de transition" a annoncé l'aggiornamento en 1962 (la mise à jour) qui déboucha sur le Concile Vatican II.

Benoît XVI ... Un "nouveau Jean XXIII", à sa manière?

La récente décision de réintégrer les lefebvristes m'emplit de joie, c'est vrai. Non pas que je souhaite vivre ma foi comme eux, mais parce que notre Eglise retrouve peu à peu le chemin de son universalité - et de sa diversité.
Benoît XVI n'a pas été compris pas tous. Inutile de rappeler les différentes interpétations et compréhensions de son récent discours à Ratisbonne. Sa décision de libéraliser le rite Tridentin a encore été davantage malcompris. Combien de fois, ai-je entendu ce type de remarque: "alors ça y est, nous allons devoir faire la messe en latin?" , "Ce pape est vraiment traditionnaliste" (...).

Par ce geste, notre Eglise dite Catholique (universelle), commence à le devenir pleinement.

Toutefois, je ne peux m'empêcher de penser que cette libéralisation peut avoir certaines répercutions.
Si les
lefebvristes ont été excommuniés, je doute que cela ne soit que sur la question de la liturgie. Les réintégrer, oui, bonne idée! Mais, dans notre diversité, n'est-il pas important de garder notre unité ? En mon sens, il y a deux points à séparer:
d'une part, la liturgie;
d'autre part, la doctrine.

Réintégrer les
lefebvristes à notre Eglise par l'autorisation de la pratique d'une autre liturgie, n'est-ce pas oublier que ces derniers ont aussi (et surtout) été excommuniés pour leur manière de penser, à contre-courant du Concile Vatican II?

Affaire à suivre...


> Voir un bon article sur le blog Dieu seul


> De bonne réflexions sur le sujet, sur le site du diocèse de Nanterre

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 14:10
Ne sommes-nous pas tous, chacun et chacune, comme Bartimée face à Jésus?

J'en suis persuadé.

Petit rappel pour ceux qui n'étaient pas à la messe de ce dimanche : Bartimée, c'est cet aveugle qui, en sentant la présence toute proche de Jésus, implore la pitié du Christ. Il se sait aveugle, et a vécu durant des années comme cela. Sans rien pouvoir faire.

Mais voilà que Jésus passe près de lui; Jésus, il a sûrement dû en entendre parlé avant. Il l'intrigue ! Il sait que Jésus peut le guérir. Il y croit.

La foule est là, autour de lui, ou plus exactement, autour de Jésus. Cette foule, elle est loin d'être charitable... Bartimée veut se manifester; mais cette foule, peut-être tout aussi aveugle que lui (sur des points différents..) l'en empêche.
Bartimée crie. Bartimée se fait entendre.
Il crie. Crier... N'est-ce pas là l'expression de la détresse d'un être? De sa volonté de mettre en avant l'Homme (ou la Femme) qu'il est réellement, sans se mentir?
Jésus le fait venir. "Que veux-tu que je fasse pour toi?", lança Jésus. "Rabbouni, que je voie", répond Bartimée.

Et il recouvra la vue.

Et nous..? Ne sommes-nous pas aveugles? N'avons-nous pas aussi, parfois (souvent pour moi), cette envie de crier à Jésus notre détresse?
Et quand bien-même il se manifeste à nous, sommes-nous toujours à son écoute? Il sait se faire disponible pour nous; en faisons-nous autant envers Lui?
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17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 06:28
Je ne sais si je suis, de dimanche en dimanche, davantage touché par les lectures de la messe ou si ce sont les lectures qui sont davantage touchantes, mais une chose est sûr: ces lectures me parlent énormément !

La Providence est toujours bonne; les textes d'aujourd'hui me donne des réponses claires aux questions que je me pose, au sujet des dames-catés que je côtoie.


" C'est par mes actes que je te montrerai ma foi ", a-t-on pu lire dans la lettre de Saint Jacques.


C'est une chose qui m'a toujours beaucoup étonné! Dans bien des communautés de paroisses (la mienne en tout cas), beaucoup de laïc s'investissent pour aider au bon fonctionnement et tenter de vivre et de faire vivre la foi des autres. Certains (et certaines) laïcs en sont d'ailleurs trés dévoués.
Mais pour d'autres, les choses se compliquent.

Je ne donnerai pas davantage d'explications; mais je souhaite leur dire aujourd'hui, que l'Eglise n'est pas une belle association. L'Eglise, c'est avant tout la présence du Christ sur Terre. Ce n'est pas de la gestion, des réunions, et des temps de prières mal préparés où chacun peut se pavaner, ou pire se donner un rang social du fait de son implication dans l'église locale.

Ce problème me donne beaucoup de file à retorde. Etant moi-même engagé, et je le dis, pour prêter main forte à une équipe en difficulté, je ne vois pas cet engagement comme la possibilité de prendre du pouvoir, de me donner un statut, de donner des ordres, ou même d'avoir la main-mise sur la paroisse. Non. C'est un service rendu. Et parce que je vois les choses ainsi, je deviens... gênant! Incroyable, n'est-ce pas?   :-)

Je suis heureux de voir que bien des communautés de paroisses vivent des moments d'union dans la prière, où le mot "communauté" prend son sens, où la transmission de la foi est faite en vérité, où la foi rend heureux!

Jésus nous pose une question aujourd'hui. A cette question, si chacun y trouve, au fond de son coeur, sa réponse, alors chacun saura comment vivre sa foi au quotidien, et quel rôle immense il tient, à la fois dans sa paroisse, mais aussi auprès de tous, chrétiens ou non.

Répétons-nous cette question tous les jours; répondons-y aussi tous les jours.


Voici la question de Jésus: "Pour vous, qui-suis-je?"
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