Ne sommes-nous pas tous, chacun et chacune, comme Bartimée face à Jésus?
J'en suis persuadé.
Petit rappel pour ceux qui n'étaient pas à la messe de ce dimanche : Bartimée, c'est cet aveugle qui, en sentant la présence toute proche de Jésus, implore la pitié du Christ. Il se sait aveugle, et a vécu durant des années comme cela. Sans rien pouvoir faire.
Mais voilà que Jésus passe près de lui; Jésus, il a sûrement dû en entendre parlé avant. Il l'intrigue ! Il sait que Jésus peut le guérir. Il y croit.
La foule est là, autour de lui, ou plus exactement, autour de Jésus. Cette foule, elle est loin d'être charitable... Bartimée veut se manifester; mais cette foule, peut-être tout aussi aveugle que lui (sur des points différents..) l'en empêche.
Bartimée crie. Bartimée se fait entendre.
Il crie. Crier... N'est-ce pas là l'expression de la détresse d'un être? De sa volonté de mettre en avant l'Homme (ou la Femme) qu'il est réellement, sans se mentir?
Jésus le fait venir. "Que veux-tu que je fasse pour toi?", lança Jésus. "Rabbouni, que je voie", répond Bartimée.
Et il recouvra la vue.
Et nous..? Ne sommes-nous pas aveugles? N'avons-nous pas aussi, parfois (souvent pour moi), cette envie de crier à Jésus notre détresse?
Et quand bien-même il se manifeste à nous, sommes-nous toujours à son écoute? Il sait se faire disponible pour nous; en faisons-nous autant envers Lui?