Vivre en chrétien est un blog chrétien catholique qui n'a aucun but particulier, si ce n'est témoigner de la Présence vivante de Dieu dans la vie des Hommes.
En cette date, nous nous approchons à grands pas de la fête de l'Assomption, où nous nous souvenons de la montée au Ciel de la Vierge Marie.
A cette occasion, j'aimerai évoquer avec vous le souvenir de Saint Maximilien Kolbe, prêtre et martyr.
Saint Maximilien Kolbe est né en Pologne, à la fin du XIXe siècle. C'est très tôt, à 16 ans, qu'il rejoint l'Ordre des Franciscains. Avant même de devenir prêtre, la vie de Saint Maximilien était toute offerte à Marie; dès 1917, il fonde, avec certains amis, la Milice de l'immaculée, qui se veut être au service de Marie bien sûr, mais aussi de l'Eglise et du monde. Après avoir été ordonné prêtre, Saint Maximilien rejoint le Japon, afin d'y poursuivre son intense activité apostolique. Fait prisonnier durant la Seconde Guerre Mondiale, il est envoyé en Allemagne. Libéré, et à nouveau fait prisonnier, il est désormais envoyé au camp d'Auschwitz. Alors que plusieurs hommes avaient tentés de s'évader du camp, Maximilien va accomplir son ultime geste de charité, au service du monde, comme il l'avait toujours souhaité. Les évadés malchanceux ont été arrétés, et condamnés à mourir de faim, en étant enfermés dans un Bunker. Parmi eux se trouve un père de famille; Maximilien, en voyant cela, se propose de mourir à la place de cet homme. Il est alors envoyé, avec les autres, dans ce bunker, où il mourra le dernier, après avoir aidé et accompagné ces malheureux.
Saint Maximilien Kolbe fut canonisé à Rome, en 1982, en présence du père de famille, sauvé 40 ans plus tôt.
Saint Maximilien Kolbe est un exemple même en matière de don de soi... don de sa personne au service de l'Eglise, dans ses activités Missionnaires; don de soi au service des Hommes, allant jusqu'à la mort. Voilà bien l'idée que je retiens de Saint Maximilien: le don de soi; savoir se rendre disponible.
Il n'est pas aisé d'entendre parlé de don de soi; l'on y met beaucoup de sens derrière cette simple expression: le don total de sa vie, allant jusqu'à la mort (un prêtre en a parlé récemment dans ma paroisse, durant son homélie; il est difficile d'expliquer la représentation du don total de sa vie..); le don de ses capacités au sevice d'une cause/d'un travail; le don de sa personne au service d'un engagement... En mon sens, le don de soi dépasse toutes ces idées et ne semble pas mette chaque personne dans un destin bien précis; le don de soi passe d'abord par la volonté de suivre le Christ, afin de se rendre au service des autres. C'est à partir de là seulement que chacun sera appelé à prendre des voies différentes... en s'abandonnant à la divine Volonté du Père.
Cette disponibilité dont a fait preuve Maximilien Kolbe nous ramène dans notre vie d'aujourd'hui. Nous, chrétiens, savons nous toujours nous rendre disponible pour les autres? Arrivons-nous toujours à ouvrir notre coeur, mais aussi de permettre et d'aider les autres à ouvrir davantage leur coeur? Pas toujours facile, c'est vrai...
A l'approche de cette grande fête qu'est l'Assomption, nous pourrions confier, entre autre, à la Saint Vierge, notre désir de rayonner toujours plus de l'amour de son Fils. Qu'elle sache nous montrer le chemin qui mène à lui, comme elle l'a toujours faite, pour nous aider à nous mettre en marche à la suite du Christ, au service des autres.
Et si! Nous fêtons aujourd'hui Edith Stein - Ste Thérèse Bénédicte de la Croix.Sur un coup de tête, j'ai voulu avancer mon article sur Maximilien Kolbe, dont la fête est le 14 août - avant l'Assomption.Cela n'est guère dans mes habitudes... MAis je ferai un article sur Edith Stein un peu plus tard