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Samedi 10 mai 2008
La pentecôte approche désormais à grand pas, et avec elle, l'espérance de voir descendre sur nous l'Esprit Saint.

Pour mettre quelque peu l'eau à la bouche, voici une petite vidéo trouvée sur le site gloria.tv


Vendredi 22 juin 2007

L'enseignement catholique en France, c'est un fait, se porte bien. Pour l'année scolaire à venir, une nouvelle fois, plusieurs milliers d'élèves seront refusés dans ces établissements, faute de place.

Le sérieux, le suivi du travail, le dynamisme, les taux de réussite, sont autant de facteurs qui semblent donner aux établissements privés catholiques une image brillante. Cette image attire et convainc toujours plus de parents, certains que leurs bambins y recevont un enseignement de qualité bien meilleur que par la voie publique.

Certains de ces établissements sont même gérés comme de véritables petites entreprises, avec une politique marketing bien étoffée, une communication préparée...

Voici donc le beau côté du tableau.

Mais en grattant un peu, les premières interrogations surgissent, et déjà, l'ombre d'un doute plane au dessus des consciences éveillées.
Nos établissements privés... sont-ils encore catholiques?

Il y a quelques mois, Mgr Cattenoz, Archevêque d'Avignon, promulguait dans son diocèse, à titre expérimental, une charte définissant les principes fondamentaux  auxquels les établissements scolaires privés catholiques ne peuvent se défiler.
Monseigneur Cattenoz part d'un constat très simple (constat que j'accrédite) : nos établissements catholiques manquent d'audace au niveau de la Foi, et semblent avoir oubliés qu'elles ont un rôle d'évangélisation tout aussi important qu'une paroisse, qu'une communauté religieuse...

En effet, depuis quelques années (et malheureusement, de plus en plus), les catholiques désertent les établissements catholiques. Un paradoxe terrible! Pourquoi quitter un établissement, qui se propose de mettre en avant une instruction sérieuse des élèves, réhaussée d'un projet spirituel?
Peut-être parce que ce dernier (le projet spirituel) n'existe pas, ou n'est qu'en état "végétatif".
Les catholiques désertent.... Ceux qui restent militent pour une privatisation -non-catholique-  des établissements.

Travaillant moi-même dans un établissement catholique (dont je ne prononcerai pas le nom, et ne publierai aucun commentaire à son sujet - devoir de réserve oblige! -), et donc, connaissant bien le milieu, il me semble en effet étrange que ces écoles, ces collèges, ces lycées, oublient Jésus. Peut-être par peur de froisser les non-catholiques présents dans l'établissement (espérant ainsi ne pas les faire fuire, et garantir une bonne survie financière de l'école). Le but est louable, mais les conséquences quasi-désastreuses.

Pour ma part, j'estime que la situation actuelle est une des conséquences de Mai 68. De cette époque, nous est parvenu tout un mouvement, qui consiste à "en dire, en faire, le moins possible, pour ne surtout pas choquer ni faire fuire". Dans nos églises, cela s'en est ressenti par des célébrations liturgiquement faible, par exemple.

Être Christo-centrique : voilà un pari pour l'avenir que les écoles catholiques pourraient mettre en oeuvre. Un pari pour l'avenir, car toute cette somme de célébrations, de catéchèses, et autres, servent à deux choses : glorifier le Seigneur (tout de même!), et bien sûr, d'apporter Jésus dans la vie de nos jeunes, pour leur vie de jeunes, et pour toute leur vie à venir.

Je tiens à préciser, pour finir, que ce cas de figure n'est pas représentatif de la totalité des établissements de France. Il y a des écoles (et elles sont nombreuses!) où Jésus a toute sa place!


"Frères, rappelez-vous le proverbe : A semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement."  (2 Co 9)
Lundi 12 février 2007
Je profite de la proximité de cette fête qu'est la Saint Valentin, pour parler un peu d'amour....

La Saint Valentin, c'est traditionnellement, le jour de la "fête des amoureux".

Dans tous les médias (que ce soit la presse, les chaînes de télé, la radio, internet - la preuve, même mon blog en parle), la course à l'argent à travers cette fête est en marche, et ce, depuis bien longtemps.

Les origines de la "Saint-Valentin" ne sont que très peu connues, et relèvent à vrai dire, du légendaire. Toutefois, nous autres catholiques, pouvons réagir au sujet de cette fête, à notre manière.

Le thème d'une fête de l'amour ne me semble pas si bête que cela, sur le fond; bien au contraire. L'amour est probablement ce qui nous donne le plus de sens dans notre vie. Dieu, lui-même, est amour, et nous aime si fort, qu'avec un peu d'audace, nous pourrions l'entendre nous parler affectueusement dans notre coeur.

Je reprends l'idée qui fut développée ce week end, par l'Eglise de Paris, qui a invité dans différentes églises de son disocèse, les chrétiens mariés, ainsi que ceux se préparant au mariage, pour célébrer ensemble cet amour né du mariage, cet amour né de leur vocation. Le Jeudi Saint, c'est traditionnellement la fête des prêtres; alors, le 14 février, la fête des couples mariés? Une idée à suivre, et qui peu avoir du sens.


Et si vraiment cela ne vous dit rien, alors n'oubliez pas que le 14 février, c'est aussi la fête des saints Cyrille et Méthode
Mercredi 6 décembre 2006
Voici l'Avent!

Temps liturgique, où chacun est amené et appelé à se rendre disponible à l'Esprit, dans l'attente de la naissance de Jésus.
Un temps de conversion, de prière, de retraite intérieure; vivre comme en un désert, où la prière est une sorte de bateau, qui nous mène doucement vers Noël, notre escale, d'où va naître notre espérance.

Personnellement, c'est un temps que je vis paisiblement, et doucement... au ralenti. Un temps privilégié pour moi, de recueillement, de prières et de silence, dans "l'attente" de l'arrivée de Jésus.

Préparons-nous durant ce temps, à recevoir Jésus. Vivons ces instants comme une attente intense.


Entrer dans l'Avent

Jeudi 9 novembre 2006
Après une longue période d'absence (l'Automne n'a jamais été pour moi une période de réjouissances), je reviens, plus en forme que jamais, sur mon blog!


Dès l'éléction de notre Pape Benoît XVI, j'ai tout de suite senti en lui un profond désir d'aller vers tous les Hommes, quels qui'ils soient: les catholiques bien sûr, mais aussi les chrétiens réformés et d'autres confessions, les juifs, les musulmans (n'en déplaise aux anti-papistes faussement nourris avec le  -mal interprété - discours de Ratisbonne)...

Ses actions sont à son image: discrètes, sereines, pleines d'humilités.

Depuis son éléction, on sens irrémédiablement la volonté de Benoît XVI de faire avancer l'Eglise. Les journalistes l'avaient annoncés comme un pape "de transition", qui ne réalisera pas de boulversement, ni de réformes... mais qui se contenterait de gérer.

Jean XXIII, en son temps, avait été défini comme un pape de transition. Ce "pape de transition" a annoncé l'aggiornamento en 1962 (la mise à jour) qui déboucha sur le Concile Vatican II.

Benoît XVI ... Un "nouveau Jean XXIII", à sa manière?

La récente décision de réintégrer les lefebvristes m'emplit de joie, c'est vrai. Non pas que je souhaite vivre ma foi comme eux, mais parce que notre Eglise retrouve peu à peu le chemin de son universalité - et de sa diversité.
Benoît XVI n'a pas été compris pas tous. Inutile de rappeler les différentes interpétations et compréhensions de son récent discours à Ratisbonne. Sa décision de libéraliser le rite Tridentin a encore été davantage malcompris. Combien de fois, ai-je entendu ce type de remarque: "alors ça y est, nous allons devoir faire la messe en latin?" , "Ce pape est vraiment traditionnaliste" (...).

Par ce geste, notre Eglise dite Catholique (universelle), commence à le devenir pleinement.

Toutefois, je ne peux m'empêcher de penser que cette libéralisation peut avoir certaines répercutions.
Si les
lefebvristes ont été excommuniés, je doute que cela ne soit que sur la question de la liturgie. Les réintégrer, oui, bonne idée! Mais, dans notre diversité, n'est-il pas important de garder notre unité ? En mon sens, il y a deux points à séparer:
d'une part, la liturgie;
d'autre part, la doctrine.

Réintégrer les
lefebvristes à notre Eglise par l'autorisation de la pratique d'une autre liturgie, n'est-ce pas oublier que ces derniers ont aussi (et surtout) été excommuniés pour leur manière de penser, à contre-courant du Concile Vatican II?

Affaire à suivre...


> Voir un bon article sur le blog Dieu seul


> De bonne réflexions sur le sujet, sur le site du diocèse de Nanterre

Dimanche 29 octobre 2006
Ne sommes-nous pas tous, chacun et chacune, comme Bartimée face à Jésus?

J'en suis persuadé.

Petit rappel pour ceux qui n'étaient pas à la messe de ce dimanche : Bartimée, c'est cet aveugle qui, en sentant la présence toute proche de Jésus, implore la pitié du Christ. Il se sait aveugle, et a vécu durant des années comme cela. Sans rien pouvoir faire.

Mais voilà que Jésus passe près de lui; Jésus, il a sûrement dû en entendre parlé avant. Il l'intrigue ! Il sait que Jésus peut le guérir. Il y croit.

La foule est là, autour de lui, ou plus exactement, autour de Jésus. Cette foule, elle est loin d'être charitable... Bartimée veut se manifester; mais cette foule, peut-être tout aussi aveugle que lui (sur des points différents..) l'en empêche.
Bartimée crie. Bartimée se fait entendre.
Il crie. Crier... N'est-ce pas là l'expression de la détresse d'un être? De sa volonté de mettre en avant l'Homme (ou la Femme) qu'il est réellement, sans se mentir?
Jésus le fait venir. "Que veux-tu que je fasse pour toi?", lança Jésus. "Rabbouni, que je voie", répond Bartimée.

Et il recouvra la vue.

Et nous..? Ne sommes-nous pas aveugles? N'avons-nous pas aussi, parfois (souvent pour moi), cette envie de crier à Jésus notre détresse?
Et quand bien-même il se manifeste à nous, sommes-nous toujours à son écoute? Il sait se faire disponible pour nous; en faisons-nous autant envers Lui?
Dimanche 17 septembre 2006
Je ne sais si je suis, de dimanche en dimanche, davantage touché par les lectures de la messe ou si ce sont les lectures qui sont davantage touchantes, mais une chose est sûr: ces lectures me parlent énormément !

La Providence est toujours bonne; les textes d'aujourd'hui me donne des réponses claires aux questions que je me pose, au sujet des dames-catés que je côtoie.


" C'est par mes actes que je te montrerai ma foi ", a-t-on pu lire dans la lettre de Saint Jacques.


C'est une chose qui m'a toujours beaucoup étonné! Dans bien des communautés de paroisses (la mienne en tout cas), beaucoup de laïc s'investissent pour aider au bon fonctionnement et tenter de vivre et de faire vivre la foi des autres. Certains (et certaines) laïcs en sont d'ailleurs trés dévoués.
Mais pour d'autres, les choses se compliquent.

Je ne donnerai pas davantage d'explications; mais je souhaite leur dire aujourd'hui, que l'Eglise n'est pas une belle association. L'Eglise, c'est avant tout la présence du Christ sur Terre. Ce n'est pas de la gestion, des réunions, et des temps de prières mal préparés où chacun peut se pavaner, ou pire se donner un rang social du fait de son implication dans l'église locale.

Ce problème me donne beaucoup de file à retorde. Etant moi-même engagé, et je le dis, pour prêter main forte à une équipe en difficulté, je ne vois pas cet engagement comme la possibilité de prendre du pouvoir, de me donner un statut, de donner des ordres, ou même d'avoir la main-mise sur la paroisse. Non. C'est un service rendu. Et parce que je vois les choses ainsi, je deviens... gênant! Incroyable, n'est-ce pas?   :-)

Je suis heureux de voir que bien des communautés de paroisses vivent des moments d'union dans la prière, où le mot "communauté" prend son sens, où la transmission de la foi est faite en vérité, où la foi rend heureux!

Jésus nous pose une question aujourd'hui. A cette question, si chacun y trouve, au fond de son coeur, sa réponse, alors chacun saura comment vivre sa foi au quotidien, et quel rôle immense il tient, à la fois dans sa paroisse, mais aussi auprès de tous, chrétiens ou non.

Répétons-nous cette question tous les jours; répondons-y aussi tous les jours.


Voici la question de Jésus: "Pour vous, qui-suis-je?"
Dimanche 10 septembre 2006
Avant tout, Je tiens à m'excuser pour le peu d'activité sur le blog. Je croule sous le poids du travail...

En deuxième lecture de ce jour (une épître de Saint Jacques), un passage a particulièrement retenu mon attention:



" Mes Frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire. "


Je crois que c'est une dérive bien connue par chez nous. Moi même, parfois (souvent), je m'égare, et me transforme en une sorte d'inquisiteur malveillant.... avant de comprendre finalement mon erreur.
Mais au final, à quoi sommes-nous appelés en vivant notre foi? A nous comparer aux autres? Pire encore, à juger nos frères chrétiens (parfois dans le doute) pour ce qui apparaît à nos yeux comme étant (à tort) des "défauts à corriger"?

Bien au contraire... Et je suis le premier à m'accuser en la matière.
Notre vie, notre espérance, notre Seigneur, nous appellent à la Sainteté! De la sorte, nous sommes appelés à nous mettre au service des autres, et faire de notre vie une Vie d'Humilité: se reconnaître petits et pécheurs, aux côtés de nos frères et soeurs, tous enfants de Dieu, et notemment ceux qui sont dans la difficulté, à qui notre foi toute entière peut apporter du réconfort, un soutien, une aide pour continuer à avancer.
Dimanche 3 septembre 2006
J'aimerai reprendre une parole prononcée par Benoît XVI il y a quelques jours:

                     

" C'est un travail pastoral que de prier. "


Une phrase qui bouscule (et tant mieux !)
De cette simple phrase, nous prenons compte de toute la place que chaque paroissien, chaque chrétien en particulier, détient dans la communauté. Le pape essaye de nous faire réflechir sur le sens de notre présence au sein de la paroisse, tant au niveau de la messe quotidienne ou dominicale, que chez nous, ou dans notre vie quotidienne.
Par notre baptême, nous sommes chrétiens, et plus encore, enfants de Dieu. Nous formons réellement une communauté de ' frères ' et de ' soeurs '.
Ainsi, pouvons-nous nous intérroger sur notre rôle dans notre paroisse (car même en tant que simple chrétien, nous avons tous un rôle): sommes-nous des chrétiens passifs et solitaires? Ou bien au contraire, sommes nous inscrits dans une non-passivité?

La passivité, je la définis comme "celui qui vit sa Foi pour lui seul". En bref, il pratique sa foi seul, en absence de communion avec les autres, et ne portent peut être pas le souci des autres dans sa prière.

L'activité (ou non-passivité), au contraire, je la vois comme celui ou celle qui, dans le secret de son coeur, porte le souci de la communauté, porte le souci des gens qu'il / elle connaît, porte le souci de ce monde qui va mal, porte le souci de l'Eglise toute entière. Pour être actif dans sa paroisse? Pas besoin de se pavaner au milieu de l'église pour montrer à tous que "l'on fait quelque chose" !

Prier, un travail pastoral? Plus q'un travail, une utilité!

Si chacun d'entre nous pouvait s'inscrire dans cette forme " d'activité " ... 

Se porter mutuellement dans la prière, porter tous ensemble par notre prière le souci du monde, c'est déjà une réalité visible; mais à nous d'en faire une réalité accomplie tous les jours.
Mardi 15 août 2006
 
 
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