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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 10:25
Préparons-nous: soyons disponible au Seigneur!

Ce serait, selon moi, le mot d'ordre pour ce temps de l'Avent.

Le Saint Père a , dans un récent discours de septembre 2006, expliqué tous les dangers que représente l'activisme, que l'on peut appeler aussi la sur-activité. Une sur-activité présente chez certains prêtres, et qui, d'une certaine manière, les détourne de leur vie de Foi, ciment de leur ministère.
J'oserai y faire une extension, en ajoutant que cet activisme peut aussi être vécu par des laïcs.
Un emploi fatiguant, auquel s'ajoutent des engagements tellement nombreux et prenants, qu'au final c'est l'Esprit tout entier qui est en activité, et qui éloigne chacun, chacune,  des buts réels de sa vie, ou des points les plus importants.

En quelque sorte, l'activisme, c'est s'engager pour des causes ou des besoins honorables et utiles, le tout en cherchant à faire de son mieux. C'est un geste tout à fait louable!

Se rendre disponible pour les autres, pour sa paroisse, son association, un collectif, une mission particulière... Mais arrive-ton encore à trouver le temps pour se rendre disponible à soi-même? Et surtout, arrive-ton encore à trouver le temps de se rendre disponible à Dieu? Cherchons-nous encore à trouver du temps pour Dieu?

Voici là le danger de l'activisme.

Cela tombe bien... Nous sommes, à cette date, dans le temps de l'Avent, temps privilégié de coeur à coeur avec le Seigneur, dans l'attente de la nuit de la Naissance. Période de réflexion, de repos, de prières. Période idéale... Pour baisser, même de peu, ses activités.

L'idée va bien au delà d'un simple recul d'activité, d'une distance, ou d'un désengagement, même partiel.
Il s'agit bien en vérité, de prendre du recul, dans le but de recentrer son Esprit vers celui qui représente toute notre espérance: le Christ.

"Un chrétien qui ne prie pas est un chrétien en danger"; je me plaîs à partager avec d'autres, cette petite maxime, bien étrange, et pourtant si importante. L'activisme ne détourne-t-il pas notre Esprit et notre vie de ce à quoi nous ne pouvons passer outre?

De plus, cet activisme peut se révéler néfaste pour des laïcs bien engagés... Peut-être un peu trop. Surtout pour ceux qui se trouvent être en recherche. Se retrouver engager à toutes les strates de sa paroisse, rend la réflexion, pour celui/celle qui est dans une démarche de discernement, très difficile.

3 semaines: c'est la durée de l'Avent 2006. Trois semaines pour agir... dans le coeur de Dieu, pour recentrer notre prière vers Celui qui vient.

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Published by Olivier - dans Repères
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commentaires

Ervalena 27/01/2007 00:21

C'est vrai ce que tu dis au sujet de l'activisme! Déjà, je trouve que je passe trop de temps au travail transports compris... Et on a souvent la  tentation de faire "plein" de choses à droite, à gauche... Souvent mon mari me propose de faire des activités, mais souvent je le ralentis, car je suis plutôt une contemplative, je ne trouve pas par exemple que c'est une perte de temps de savoir s'arrêter, méditer, voire même rêver devant les beautés de la Nature, écouter un morceau de musique qui élève l'âme... marcher et non courir!!! C'est là qu'on aperçoit mieux Dieu!

Yves 12/12/2006 21:04

Entièrement d'accord... Je note (si j'ai bien compté !) que cela fait 3 fois depuis le début de son pontificat que Benoît XVI insiste sur le problème de l'activisme vide...

Zabou_the_terrible 10/12/2006 00:10

Merci Olivier pour ce très bon billet (et tellement vrai !) qui nous engage à toujours plus nous tourner vers Dieu pendant ce temps d'Avent !
En UDP,
Zabou

Olivier 10/12/2006 19:50

Merci Zabou!Je rougis....

Matthieu 09/12/2006 10:04

Chère Isabelle,
Je te recommande la lecture des § 36 et 37 de l'Encyclique Deus Caritas Est. Quelle que soit la vocation de chacun, il faut sans cesse réaffirmer le primat de la grâce et de la prière. Je serai même tenté de dire que la prière est d'autant plus nécessaire que notre vie est active. Je suis très impressionné par l'exemple d'un prêtre tel que le Père Guy Gilbert, qui fait ainsi retraite une ou deux fois par mois (!) pour affronter sa diffcile charge pastorale auprès des jeunes "loubards". Tous les saints d'ailleurs qui ont été hyper-actifs auprès des plus pauvres et des malades ont été avant tout des hommes et des femmes de prière (que l'on songe à St Vincent de Paul ou à Mère Thérésa par exemple).
Deus Caritas Est

Isabelle 08/12/2006 20:23

Pour ma part, il me semble que la maxime dont nous parlons serait plutôt : un chrétien qui prie seul est un chrétien en danger. Le Christ lui-même ne nous a-t-il pas invité à nous réunir en son nom ?
Chacun a bien sûr à trouver ses limites et ses possibilités, mais il me semble qu'oeuvrer au sein d'une paroisse, ou se consacrer à d'autres plus démunis ou moins disponibles est aussi une façon d'aller à la rencontre de Dieu.
Certains vont à la rencontre de Dieu en priant dans le silence, le recueillement , peut-être la solitude (c'est le cas aussi des personnes ayant choisi la vie monastique), d'autre au contrainre trouve Dieu dans les personnes qu'il rencontre ou qu'il aide : c'est le visage de Dieu qui se révèle dans son prochain, comment aimer Dieu, si on ne s'aime pas ? (1Jean 4(7-19))
Chacun a donc à trouver sa voie pour aller vers Dieu, mais je ne suis pas sûre que "l'activisme" dont il est question ici ne soit pas aussi un chemin qui mène vers Dieu, en effet, donner de son temps aux autres ou à l'église est aussi une forme de prière, adressée aussi à Dieu  lui-même . Un chemin n'est pas meilleur que l'autre : à chacun de trouver le sien (et c'est sans doute là le plus compliqué !!). 

Olivier 09/12/2006 00:17

La maxime que je citais dans l'article est bel est bien "Un chrétien qui ne prie pas est un chrétien en danger". Il est évident qu'un chrétien qui prie seul est un chrétien en danger; mais je souhaite également mettre l'accent sur une condition peu évoquée dans nos communautés: la disponibilité de chacun à une vie de prière.Je donnerai, pour l'occasion, deux exemples:Le premier, celui d'un prêtre relativement actif. Ce que je vais dire peut paraître absurde, mais j'ai connu (et d'autres personnes en ont également connu) des prêtres qui priaient très peu. Quelque chose d'exceptionel? Non... Certains prêtres, pris dans le tourbillon de leur ministère, se sont laissé prendre par la surcharge d'activité; geste honorable, car cela montre l'intérêt du prêtre pour sa communauté. Mais cela ne se fît qu'au détriment de leur vie de prière.Deuxième exemple, celui d'une personne en recherche, en discernement, sur une vocation spécifique.Les personnes (et notemment les jeunes) dans ce cas, sont très souvent engagés (et ce, à la demande d'autres personnes) au service de la paroisse. C'est bien... Mais... Attention: le risque utlime est ici de confondre ses engagements paroissiaux, avec ce qu'il vit au plus profond de lui-même par l'intermédiaire de l'Esprit Saint. "Je me sens appelé, donc il est normal que si l'on me demande de prêter main forte, j'accepte". Le danger (bien réel) est donc de mettre la main dans un activisme croissant.En bref, ne pas se prendre (bien malgré soi, voire sans même s'en rendre compte) pour un "apprenti-curé", afin de laisser oeuvrer en soi-même l'Esprit Saint.Deux formes d'activisme décrites ici, mais qui amènent toujours à la même conclusion: être sincèrement disponible au Seigneur en étant actif ne nous en rapproche pas pour autant.